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La sortie du live If
You Want Blood avait
permis à AC/DC de s'imposer comme un groupe commercialement très
fiable dans le monde entier. En effet, avant ce live, AC/DC était
déjà populaire mais n'avait pas encore touché le "grand
public", celui qui d'habitude se fiche pas mal du hard rock.
Highway To Hell a été plus ou moins conçu dans ce but, avec
l'arrivée du méticuleux Mutt Lange à la production. Pour la
première fois, AC/DC prendra son temps pour enregistrer l'album,
plusieurs mois seront nécessaires là où d'habitude quelques
semaines suffisaient amplement.Ce qui étonne d'emblée, en plus de la propreté
du son, ce sont les choeurs, parfois un peu exagérément placés
en avant. Pas très rock 'n' roll tout ça, mais bon, Mutt Lange
ne doit pas y être étranger. Mais dès l'entame du célèbre
riff d'Highway To Hell, aucun doute n'est permis, AC/DC n'a pas
viré sa cuti. Au pire, on ne retrouve pas tout à fait l'urgence
des premiers LPs mais bon, la belle collection de riffs qu'il
contient compense largement. AC/DC verra ses ventes d'albums
exploser. Highway To Hell séduira même un public totalement
vierge au hard rock. La preuve, on retrouve souvent ce disque (ou
Back In Black) en bonne place chez les amateurs de rock, et pas
forcément les autres albums d'AC/DC. Bon Scott est alors au sommet. Si la mort de ce
dernier l'a inévitablement conduit au panthéon des plus grandes
voix du rock (ce qu'il n'est pas à mon avis), il avait en
revanche énormément de charisme, sans oublier sa réputation
d'anti-rock star qui force le respect. Toujours est-il que Bon
Scott sur Highway To Hell, complètement déchainé sur Beating Around
The Bush, le genre de morceau top moumoute où AC/DC prouve
qu'ils n'ont rien perdu de leur hargne. Un peu comme Riff Raff,
Beating Around The Bush contient des riffs endiablés joués à
toute vitesse. Highway To Hell n'est pas comparable à
l'agressivité de Let There Be Rock, certes. La plupart des titres
plaira même aux ados: Girls Got Rythm, Shot Down In Flames, voilà
du rock tranquille, simple et efficace. AC/DC "innove" même
sur quelques titres, un peu différents de ce qu'ils ont fait
avant: Touch Too Much, plutôt heavy et dont les couplets montent
progressivement en puissance jusqu'à l'explosion du refrain...
jouissif! Un hit imparable et nettement moins rabâché
qu'Highway To Hell. Sur Love Hungry Man, on entend même Cliff
Williams à la basse jouer plus de deux notes, ça n'arrive pas
tous les jours. Si on veut chipoter, je dirais que la seconde face
n'a pas tout à fait l'intensité de la première, avec notamment
Get It Hot, un boogie sympathique mais en-deça du reste, et Love
Hungry Man qui fait également un peu retomber la tension.
Heureusement, ces deux titres sont immédiatement rehaussés par
If You Want Blood (You Got It) qui a tout d'un classique et
le bluesy Night Prowler. Night Prowler a des
choeurs un peu limites là encore, et ce titre leur causera
même quelques soucis juridiques plus tard. J'allais bien
sûr oublier de mentionner
Highway To Hell, c'est la plus connue je pense, calibrée radio
avec un solo ne dépassant pas les trente secondes. Pour décrire
AC/DC, on utilise le riff d'Highway To Hell et voilà, la messe
est dite. Quoi d'autre? Highway To Hell est un indispensable, le
dernier avec Bon Scott. Son successeur Back In Black portera
encore l'emprunte de Bon Scott puisqu'il y avait participé avant
sa mort. Après, les albums avec Brian Johnson
marqueront définitivement la fin de l'âge d'or. RETOUR
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